Parce qu'il m'arrive de me demander pourquoi tes paroles reposent au coin de mes yeux, pourquoi elles coulent, pourquoi elle se meurent. Parce qu'il m'arrive de repenser a tout ça, a toi a moi, a ce qui n'a pas marché, a ce qui t'a peut être repoussé. Parce que je me demande souvent ce que tu as de plus que ceux là, pourquoi je n'y arrive pas, pourquoi je ne m'attache pas. J'aimais cette dépendance, j'aimais ton ignorance, ton regard sans paroles, ton souffle et cette peur si intense. J'aimais avoir ce doute, celui que l'on redoute, cette impression qu'il n'y avait pas que moi et me battre contre ça. J'aimais voir que tu fuyais les embrouilles, j'aimais croire que t'avais cette trouille. Cette trouille de t'attacher a moi parce que j'étais si différente de toi. Moi je voulais faire parti de ton monde, j'en avais rien a foutre du reste et qu'on soit pas sur la même longueur d'onde. Je buvais tes paroles autant qu'il y en avait, je m'imprégnais de ton odeur et de tes gestes, du peu qu'ils étaient. Les mensonges et les douleurs j'ai tout encaissé parce que tu étais tout ce que je voulais. Mais pourquoi cette rage s'éternise en moi, cette jalousie de ne pas être celle qui se blottit chaque soir dans tes bras ? Ca fait trop longtemps que l'eau me monte aux yeux, que les rêves s'écroulent peu à peu... Trop longtemps que j'attend qu'un beau jour tu me regardes et que tu te dise « C'est elle. C'est elle que je garde ». Trop longtemps que cette étincelle a disparu que ce sourire forcé me tue. Je veux changer, redevenir libre d'aimer qui que ce soit, et sûrement plus toi.